Heure locale

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Nouvelle-Calédonie


Une richesse naturelle et culturelle insoupçonnée

Où se trouve la Nouvelle-Calédonie ?



La Nouvelle-Calédonie est la troisième plus grande île du Pacifique après la Papouasie Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Zélande. Elle est située au Sud de la Mélanésie (Océanie), à une latitude de 19°- 23° sud et à une longitude de 158°-172° est. L’île est à environ 1 500 km de l’Australie, 1 700 km de la Nouvelle-Zélande, 5 000 km de Tahiti, 7 000 km du Japon, 10 000 de la côte ouest des Etats-Unis et 20 000 km des côtes françaises.

La Grande Terre
L’île principale est la région la plus riche de la Nouvelle-Calédonie où réside la plus grande partie de la population. Elle est divisée dans la longueur par un massif montagneux appelé « Chaîne Centrale » dont le plus haut sommet au nord est le « Mont Panié »(1 629 m) et au sud-est le « Mont Humboldt »(1 618 m) . De nombreuses espèces végétales peuvent être observées dans ces montagnes.

Ce relief inhabituel en dorsale sépare l’île en 2 régions très différentes:
  • La Côte Est, humide et orientée aux alizées est une terre fertile et exotique à la végétation luxuriante, aux vallées verdoyantes, aux cascades magnifiques, aux rivières sauvages et aux huttes typiques des mélanésiens le long des routes.
  • La Côte Ouest, une zone plus sèche et tempérée. On y trouve des cocotiers mais les arbres « Niaouli » y poussent par milliers et la vie sauvage est abondante. C'est une terre d'élevage où la population vit au rythme de ses troupeaux. On y trouve aussi de fabuleuses plages.
A l'inverse de ses îles voisines qui sont volcaniques, la Nouvelle-Calédonie est un fragment d'un ancien continent qui a dérivé, il y a quelques 250 millions d'années.
Sa flore et sa faune, qui ont évolués en vase clos, sont actuellement uniques :
On dénombre ainsi 3 500 espèces de plantes, dont les ¾ n'ont été recensées que sur l'île, 4 300 espèces d'animaux terrestres, 1 000 espèces de poissons et 6 500 espèces d'invertébrés marins.

500 km de long, 50 km de large, la Nouvelle-Calédonie offre une variété infinie de paysages, des plus belles plages de sable blanc jusqu’aux plus spectaculaires paysages reculés en montagne.

Entourée par une barrière de corail de 1 600 km de long, la Nouvelle-Calédonie comprend aussi le plus vaste lagon au monde. A certains endroits de la côte, la barrière de corail se trouve seulement à quelques kilomètres des terres, et à d’autres il vous faudra parcourir 65 km pour la rejoindre (avec une profondeur moyenne du lagon de 40 mètres).

Le territoire de Nouvelle-Calédonie se compose de l'île principale appelée « Grande Terre », de l'Ile des Pins au sud de la Grande Terre, des Iles Loyauté à l'est ( Maré, Lifou, Tiga et Ouvéa ), de l'archipel de Belep au nord ouest et de nombreuses îles et îlots : Huon & Surprise, Chesterfield, Walpole, Beautemps-Beaupré, Astrolabe et le rocher de Ballona, …en tout une surface totale de 19 00 km2 ( 16 372 km 2 pour la Grande Ile qui fait 400 km de long ).

La Province Sud

La Province Sud offre une telle diversité qu'il serait bien difficile d'en faire le tour: de la capiltale Nouméa au Grand Sud, en passant par les côtes et leurs palges de sable blanc. Nouméa vous permet d'accéder à d'excellents restaurants mais aussi bars et bopites de nuit très fréquentés, situés autour des Baies.
 
Le Centre Culturel Tjibaou est un lieu dédié aux artistes locaux et aux spectacles mais il abrite aussi un musée sur l'identité Kanak, regroupant des oeuvres d'art anciennes et contemporaines.
 
La Province Sud correspond plus ou moins à la moitié du sud-est de la Grande Terre ainsi que l'Île des Pins. Avec 7012 km ², elle est plus grande que la Province des Îles Loyauté, mais est légèrement plus petite que la Province Nord. Son point culminant est le  Mont Humboldt, à 1618 m (le deuxième sommet le plus haut de la Nouvelle-Calédonie, derrière le Support Panié), dans la Chaîne Centrale.
 
Elle comprend 13 communes :
 
8 sur la côte ouest de la Grande Terre, la côte sous le vent, moins exposée que la côte est, avec une plaine côtière énorme allant de l'océan aux confins de la Chaîne Centrale : la grande plaine herbeuse et la savane, où nous trouvons essentiellement (sauf pour le Grand Nouméa) des villages ruraux pratiquant en particulier l'élevage du bétail, concentre là les descendants des Européens, aussi appelés Caldoches, qui se différencient des Nouméens urbains et des autres appelés "Broussards".
Quatre municipalités forment ce qu'on appelle le Grand Nouméa, uni dans trois SIVU (pour l'approvisionnement en eau buvable, pour le transport scolaire et la collecte et la gestion des déchets ménagers), une association des communes du Grand Nouméa (le SIGN, compétent pour la livre et les réflexions sur les liaisons entre des autorités locales) et dans un contrat de ville signé avec l'État pendant la période 2000-2004 et 2006-2010 :
  • Mont-Dore
  • Nouméa (chef-lieu du Territoire et de la Province, aussi commune la plus peuplée et la plus petite par sa surface en Nouvelle-Calédonie)
  • Dumbéa
  • Boulouparis
  • Païta 
  • Foa
  • Moindou
  • Bourail
 
2 sur la côte est de la Grande Terre, plus exposées aux vents dominants et connaissant plus de pluies, c'est essentiellement une plaine étroite, les pentes de la Chaîne Centrale, tombant d'une façon plus ou moins brusque dans l'océan et du vert avec une végétation tropicale dense. Elles connaissent une densité plus faible et la population est essentiellement Mélanésienne :
  • Thio
  • Yaté (la commune la plus large du Territoire et la 15ème Commune française par sa surface, c'est la seule de la Province à avoir à présent un maire indépendant, si nous ne comptons pas Poya)
 
2 Communes à l'intérieur la Chaîne Centrale, les seules Nouvelles communes Caledoniennes à n'avoir aucun accès à l'océan : 
  • Sarraméa
  • Farino (la municipalité la plus petite du Territoire après Nouméa et aussi celui qui connaît la proportion la plus forte de descendants Européens dans sa population).

1 municipalité d'île :
  • l'Île de Pins.

La Province Nord

Une destination authentique
 
Préparez-vous à découvrir une destination authentique et d’une rare diversité.
Des grandes plaines de la côte Ouest aux magnifiques cascades et forêts tropicales de la côte Est, sans oublier les îlots déserts, les jolies plages et les sites de plongée exceptionnels, le visiteur épris de nature et d’espaces vierges est comblé !

Au niveau de l’hébergement, vous avez le choix : campings équipés, gîtes, hôtels de une à trois étoiles, l’offre est vaste.
Si vous voulez découvrir la vie en tribu, rien de mieux que l’accueil chez l’habitant ou le gîte tribal.
Si vous voulez tout le confort moderne, la côte Ouest et la côte Est, vous proposent leurs prestations en hôtel « 3 étoiles ». Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Enfin, au niveau des activités, amateurs de sensations fortes ou amoureux de la contemplation trouveront leur bonheur parmi une offre fournie d’activités sportives ou touristiques.
La randonnée et la plongée sont les activités-reines dans cette nature si généreuse.
 
Mais la Province Nord c’est aussi l’occasion de faire des rencontres authentiques et de partager le bougna en tribu, en écoutant les contes et légendes du monde Kanak.

Embarquement immédiat pour le dépaysement et la beauté !
 
La Province Nord correspond plus ou moins à la moitié nord-ouest de la Grande-Terre ainsi que les îles Belep. Avec 9 582,6 km2, elle est la plus étendue des trois provinces. Son point culminant se situe au Mont Panié, à 1 628 m, qui est également le plus haut sommet de la Nouvelle-Calédonie, dans la Chaîne Centrale.
 

Elle comprend 16 communes :

5 sur la côte ouest de la Grande-Terre, côte sous-le-vent, moins arrosée que la côte est et surtout disposant d'une vaste plaine côtière s'étalant entre l'océan et les contreforts de la Chaîne Centrale : grande plaine herbeuse et de savanne, où l'on trouve essentiellement des villages ruraux pratiquant surtout l'élevage extensif de bovins.

Elles sont également les seules communes du Nord à avoir une population significative de descendants d'Européens (ils sont ainsi majoritaires à Pouembout et Koumac) :
 
Les trois communes qui font partie du Schéma d'aménagement et d'urbanisme (SDAU) de Voh-Koné-Pouembout dit VKP, visant à créer, autour de la création de la future usine du Nord sur le site de Koniambo, un pôle urbain dans le Nord afin de favoriser le rééquilibrage et de concurrencer la macrocéphalie de Nouméa :
 
  • Pouembout
Pouembout se dessine au terme d'une longue ligne droite qui traverse la Plaine des Gaïacs. Cette immense zone, inhabitée aujourd'hui, représentait un espace stratégique du temps des Américains, lors de la seconde Guerre Mondiale. Et l’on pourrait aisément affirmer que les GI’s ont laissé une empreinte indélébile dans cette région qui ressemble fort au Far West avec ses grands espaces qui s’étirent à perte de vue.
D’un autre côté, l'administration pénitentiaire, qui a créé Pouembout en 1883, hante toujours le château Grimigni et le Pigeonnier, deux bâtiments emblématiques de la commune.
 
Mais ce qui fait sa richesse aujourd’hui, c’est ce véritable grenier agricole qu’elle abrite grâce à ses grandes plaines de terre noire et fertile et à ses grandes exploitations qui s'étendent des contreforts de la Chaîne jusqu'au lagon.
 
À Pouembout, on produit des fruits et des légumes, et notamment de superbes melons, mais l’on propose aussi d’excellentes spécialités locales comme le cerf, la roussette ou les produits de la mer comme les huîtres et les crabes, particulièrement appréciés.Les visiteurs auront le choix entre le bord de mer – avec les plages de Franco et de Pindaï – et l'intérieur des terres, dont le célèbre site de Forêt Plate, unique et protégé, mais aussi point de départ pour se rendre à la cascade de Ouende, haute d'une bonne centaine de mètres. Le massif de Kopeto constitue le point culminant de la commune avec ses 1 134 mètres.
 
  • Koné (chef-lieu)
Capitale administrative de la province Nord, Koné est aussi le point de départ de la route transversale Koné-Tiwaka qui relie les côtes Ouest et Est. Un itinéraire d’une beauté exceptionnelle, qui serpente au milieu de la Chaîne en longeant les rivières, qui offre des aires de repos et de baignade, des points de vue magnifiques, et permet des rencontres sympathiques dans les quelques tribus qui la bordent.
 
Comme Pouembout, Koné est une commune agricole dont les produits proviennent principalement des nombreuses tribus avoisinantes. Mais il faut aussi compter avec les fermes aquacoles, les administrations diverses et surtout le nickel, qui emploie une bonne partie de la population active.
 
À la sortie Nord du village, le majestueux massif du Koniambo contient le précieux minerai destiné à alimenter la fameuse usine du Nord, attendue depuis si longtemps par la population.
 
Depuis Koné, on peut prévoir bon nombre de balades et de randonnées, à pied, à cheval ou en voiture. Ces activités permettent de découvrir l'intérieur des terres et les tribus qui y sont installées, certains circuits offrent même la possibilité de bivouaquer dans la Chaîne. La tribu d’Atéou, la plus élevée de Calédonie, est à ce titre tout à fait unique. Côté mer, on peut aller pique-niquer à la plage de Foué, aménagée pour accueillir des visiteurs.
 
Même si elle est très minoritaire, il existe une solide population d'origine européenne à Koné. Il s'agit pour l'essentiel de broussards issus de familles installées là depuis plusieurs générations, remontant ainsi à la colonisation dont c’est l'un des foyers les plus anciens. Ces "caldoches", descendant des premiers colons sont essentiellement éleveurs de bovins. Et parmi eux se trouvent aussi les descendants de leur main d'œuvre indonésienne venue travailler dans les mines ou dans les plantations de café au début du XXe siècle…
 
  • Voh
Créée à la fin du XIXe siècle par des colons venus de Métropole, Voh a connu son heure de gloire grâce à ses nombreuses plantations de café arabica, avant d'être totalement dévastée par un cyclone, puis vaincue par la sécheresse.

Aujourd’hui, sa vocation est essentiellement agricole et les propriétés où l'on élève du bétail sont légion. Mais la commune s’est aussi lancée dans l'aquaculture : l'une des deux fermes d'élevage de crevettes du Nord se trouve sur la presqu'île de Gatope, à laquelle on accède sur la gauche en venant de Koné.

La commune s'apprête pourtant à connaître de grands changements, car c'est ici que sera installée l'usine du Nord qui transformera le minerai de nickel en métal. En quittant Koné en direction du Nord, le massif du Koniambo s'étend sur plus de 30 km et renferme des millions de tonnes de métal qui seront traités dans l'usine. Outre l'activité liée à l'usine, c'est toute l'activité de la région qui va se transformer avec l'arrivée de nouveaux habitants et donc de nouvelles activités induites.

Une curiosité naturelle a rendu Voh célèbre dans le monde entier : le fameux cœur dessiné dans la mangrove, immortalisé par la photo de Yann Arthus-Bertrand et qui illustre la couverture de son livre "la Terre vue du ciel". Il est possible d'apercevoir le cœur en grimpant sur le massif du Katepaï, mais le must consiste à l'admirer du ciel, pour ceux qui ont la chance de le survoler en avion ou en hélicoptère.

À la sortie Nord du village, en prenant la direction de Koumac, on passe sur le pont de la Témala, et la piste qui part sur la droite conduit aux tribus de Témala, Ouélisse et Ouengo. La balade, plutôt conseillée en 4X4, vaut le détour. Car on a très vite l’impression de fouler une nature vierge en pénétrant dans la chaîne, en traversant des creeks perdus. Certaines tribus disposent d’ailleurs de guides de randonnée.
 
Les visiteurs pourront aussi se détendre sur la magnifique plage aménagée de Gatope ou sur celle de la baie de Chasseloup. Et entreprendre la découverte des rivières de Témala, Webanmouk, Congo, de Oué Pouamlotch et du Chemin des Arabes. Auxquelles s’ajoutent les mangroves situées au Nord du chef-lieu ainsi que littoral abrité par le grand récif corallien de Gatope. Sachez que l’accès au site des momies de Féténaoué est tabou et donc interdit. 
 
  • Kaala-Gomen
Le Mont Kaala, situé avant le village lorsqu'on vient du Sud, et le goménol, extrait du niaouli, ont donné leurs noms à cette commune qui vit de l'agriculture et de la mine. Pour la petite histoire, sachez que Ouaco, qui dépend de la commune Kaala Gomen a été très célèbre en son temps. Pour commencer c’est le site calédonien le plus proche de l'Australie et, à ce titre, le premier vol qui a relié nos deux pays s’est envolé de Ouaco en 1931, alors qu’un câble reliait déjà les deux territoires pour les liaisons télégraphiques. Une petite stèle placée sur le site de Téoudié rappelle cet épisode insolite de l'histoire locale des communications.

Par ailleurs, Ouaco devint célèbre à travers toute la Calédonie pour sa conserverie de Corned Beef, notamment à l'époque du colonel Dix. Dépêché sur place par la société anglaise qui avait racheté la société, l’homme disposait d’un staff qui comptait alors le bétail par milliers de têtes, et Ouaco vivait presque en autarcie, avec son abattoir, sa conserverie de viandes et ses multiples productions agricoles. L'euphorie dura jusqu'aux années 1970, où Ouaco prit le virage de l'exploitation minière.
 
Et le lieu, que l’on visite rarement, témoigne d'un passé où se mêlent les vies agricole et minière du pays. En se dirigeant vers l’océan, on aperçoit toujours la maison du colonel Dix, face au lagon. Et en bord de mer, les restes d'un chemin de fer qui servait à acheminer les marchandises jusqu'au wharf, lorsque les bateaux venaient charger les productions de la conserverie.

Et si l’on se retourne, on a une vue imprenable et magnifique sur les majestueux massifs qui renferment le précieux minerai de nickel, lequel nourrit désormais la population depuis la fin de la grande époque.
 
  • Koumac
Dernière grande commune de la côte Ouest, Koumac se situe au carrefour du Grand Nord (route de Poum) et de la côte Est (transversale du col d’Amos, en direction de Ouégoa). Agricole et minière, elle s'est aussi orientée vers la pêche industrielle, tout en développant son secteur touristique.
 
Le village est aujourd’hui très bien équipé, notamment avec la marina de Pandop où l’on trouve tout type d’embarcations pour naviguer, pêcher, plonger et partir en direction des très jolis îlots de la région. Les grottes de Koumac font partie des sites incontournables de la commune. Proches du village, elles offrent à ceux qui s’aventurent dans ses galeries la découverte de sites somptueux.
Toutefois, attention, car elles sont grandes et des visiteurs s’y égarent régulièrement, toujours sauvés par les gendarmes.
 
Non loin de là, à flanc de falaise, une vierge que l'on découvre blottie dans la roche auprès d'une prairie semble elle aussi accueillir les promeneurs. Les amateurs d’escalade partiront, quant à eux, sur la route de Ouégoa pour découvrir les roches de Notre-Dame. Plus calme, la visite de l’église Sainte-Jeanne d’Arc…

Il faut aussi visiter l'ancien village minier de Tiébaghi, tout près de la mine de nickel en activité aujourd'hui. Jusqu’au début des années 1990, le chrome y était exploité et tout ici est resté en l’état.

Chaque année, en septembre, la foire de Koumac et du Nord attire de nombreux visiteurs car celle-ci a su rester un rendez-vous authentique de la Brousse que les amoureux du cheval ne manqueront pas. Sachez d’ailleurs que la commune dispose d’un hippodrome.
 
Chaque année, entre fin avril et début mai, la fête de la génisse à la broche réunit les professionnels de l’élevage ainsi que tous les curieux autours d’événements festifs, de courses de chevaux, de ventes de taureaux reproducteurs, etc. 100 % fête broussarde !
 
9 sur la côte est de la Grande-Terre, plus exposée aux vents dominantes (les alizés) et connaissant le plus de précipitation, il s'agit essentiellement d'une plaine étroite, les versants de la Chaîne Centrale tombant de manière plus ou moins abrupte dans l'océan, et verdoyante, à la végétation tropicale dense.
 
Elle comporte aussi la plus forte concentration de population kanak :
 
  • Ouégoa
Nichée dans la chaîne, entre les côtes Est et Ouest, Ouégoa est un village pittoresque qui vit de l'agriculture et de l’élevage, mais surtout de la banane, comme Pouébo. Un fruit étroitement associé à ces deux localités qui la cultivent et la bonifient dans leurs deux mûrisseries avant l'expédition vers le marché de Nouméa.
 
À Ouégoa coule également le seul fleuve de Nouvelle-Calédonie, le Diahot. Son embouchure est majestueuse et apaisante.
 
En y naviguant lors d’excursions organisées, on prend le temps de vivre et d'admirer ce paysage singulier. L’ocre et le rose des mines, la végétation luxuriante des rives, les vues sur la mer. Pour les randonneurs, plusieurs sites permettent d’avoir de superbes points de vue vers l'îlot Pam et, plus loin, l'île Balabio.

Ici, l’ambiance est 200 % authentique. Pas de chichis dans ce village qui réunit plusieurs communautés qui n’y ont pas toujours eu la vie facile. Car, à la fin du XIXe siècle, Ouégoa était le village minier le plus important du pays. Des pionniers venaient y chercher de l'or, notamment sur la mine de Fern Hill, mais c'est du cuivre qu'ils découvrirent.
 
Une histoire à la fois passionnante, rude et pénible s'est ainsi déroulée sur les berges du Diahot. Sur la rive gauche, on extrayait le minerai de cuivre à la mine Pilou, puis des chalands traversaient le fleuve jusqu'à Pam, où une usine transformait le minerai en métal, jusqu'en 1905. Aujourd'hui, il ne reste de tout cela que des vestiges enfouis sous une végétation qui a repris ses droits. 
 
  • Pouébo
Pouébo vit principalement de la banane. Et ici, cette vie agricole a pris une dimension culturelle avec la création, en 1997, des "Journées Mwata" qui se célèbrent chaque année en octobre. Une fête née d'une double évidence, les 16 tribus de la commune cherchaient un moyen de se rassembler autour d'un thème fédérateur… qui logiquement fut la banane !
 
Le Mwata est une préparation culinaire traditionnelle à base de banane vertes et mûres et de lait de coco, le tout enveloppé dans une feuille de bananier qui protège les ingrédients au cours de la cuisson.
 
À l'occasion de la fête, nombre d'animations sont organisées, mais l'un des temps fort reste la désormais traditionnelle course de chevaux sur la plage, les bêtes étant montées à cru par leur cavalier, sans selle, ni tapis, ni bride. De l’inédit qui attire immanquablement les foules.

Pouébo recèle aussi un important vivier de sculpteurs, notamment à la tribu de Yambé. Ils travaillent plusieurs matières, dont le bois, mais c'est la pierre savon, tendre et douce, qu’ils mettent le plus en valeur. La commune offre de nombreuses possibilités de découverte, dans les vallées ou du côté de la mer. Allez par exemple vous rafraîchir dans l'eau limpide de la cascade de Colnett (Pwe-Weina), sur la plage de sable blanc de Mahamate ou celle de Saint-Mathieu, ou randonner au milieu de l’exceptionnelle mangrove de Mazedet, en plein cœur de la "Zone côtière Nord et Est", inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Situé sur la commune de Pouébo, Balade est le nom d'une tribu et d'un lieu historique. En effet c'est ici que James Cook a débarqué pour la première fois en 1774 sur cette terre qui lui rappelait l'Écosse et qu'il a ainsi nommé Nouvelle-Calédonie…
 
C'est également à cet endroit que la France a pris possession de la Calédonie le 24 septembre 1853 en la personne du contre-amiral Auguste Febvrier Despointes. Un monument commémoratif et l’église de Saint-Denis se trouvent également à Balade. 
 
  • Hienghène
Terre natale de Jean-Marie Tjibaou, Hienghène est l’une des communes les plus emblématiques du Nord de la Calédonie car s’y trouve la tribu de Tiendanite où est né le leader indépendantiste, assassiné en 1989, et où sa tombe est érigée. Mais c’est aussi grâce à ses paysages grandioses, à la préservation de ses traditions et au développement de ses activités touristiques qu’elle a su conquérir le cœur des voyageurs d’ici et d’ailleurs.

C’est l’un des "hots spots" de la "Zone côtière Nord et Est", inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, avec ses nombreux îlots, son lagon à découvrir avec le club de plongée local, et sa zone tampon terrestre qui englobe le mont Panié point culminant de l'île avec ses 1 628 mètres d'altitude et haut lieu de la biodiversité calédonienne.

En venant de Pouébo, la route longe la mer à flanc de montagne, on passe la superbe cascade de Tao et l’on arrive au village par les hauteurs, en frôlant le bas du Mont-Panié. Avant d’arriver à Hienghène, on emprunte le pittoresque bac qui traverse la rivière Ouaième (gratuit), conduit par un passeur qui fait inlassablement des allers-retours entre chacune des rives, offrant une vue magnifique sur ses bords luxuriants.

À l’office du tourisme du village, vous trouverez sans aucun doute de quoi pratiquer nombre d’activités sur terre et sur l'eau, mais on peut aussi se plonger dans la culture mélanésienne en séjournant en tribu, en visitant le centre culturel ou en rencontrant des Kanak qui vous livreront avec le sourire un peu de leur savoir-faire traditionnel. Le centre abrite un musée sur les arts et traditions kanak, il propose également des spectacles et des expositions d'art.

Au cœur du village, une route prend la direction de la tribu de Ouayaguette : c'est une piste accidentée qui longe une rivière au décor de rêve… et où l’on est toujours bien accueilli tant les visiteurs se font rares !

Un peu plus loin, la route serpente et prend de la hauteur pour vous guider jusqu'au belvédère, splendide point de vue qui surplombe toute la baie de Hienghène. C'est d’ici qu’on voit la fameuse et impressionnante Poule Couveuse… Tout autour, la mer et la rivière se rejoignent dans une embouchure panoramique. Puis en repartant vers le Sud le paysage est surréaliste avec les grandes falaises de roche noire de Lindéralique, qui dominent fièrement la mer teintée de vert émeraude. Imaginez-vous pagayer en kayak au milieu des esprits des ancêtres. Spectacles magiques… 
 
 
Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, est un site important, car la commune possède le seul aérodrome de la côte Est.
C’est aussi là que l’on peut accéder à la côte Ouest par la route transversale Koné-Tiwaka, réalisée dans les années 1990.
Traversant la Chaîne et dévoilant des paysages magnifiques dans les vallées et aux abords des tribus, elle a été bien aménagée avec des aires de repos, de pique-nique et de baignade.
 
Ce sont de véritables coins de paradis aux plus beaux endroits de la route, les baignades y sont exquises, surtout à proximité des chutes de Pombeï, aux roches à l'étonnante couleur violacée.
 
C’est simple, en l’empruntant, on résume en une heure les principaux paysages calédoniens : départ des grandes plaines de l'Ouest, traversée de la Chaîne via la plus vaste forêt de pinus du pays (plus de 3 000 hectares), rencontres avec les habitants des tribus de Netchaot ou de Bopope, paysages de rivière, et enfin accès à la côte Est, accoudée à la Chaîne face à une étroite bande de terre avant la mer.

Par ailleurs, le village de Touho a su développer le tourisme en s’appuyant sur ses magnifiques atouts naturels.
Les plages Lévêque, Tianite ou Thiem qui permettent de se rafraîchir ou de se balader, des trous d'eau salvateurs durant les grosses chaleurs estivales, la cascade de Kokingone, ou encore des balades en pirogue sur la rivière Tipindjé, et de la petite randonnée jusqu'aux sommets des crêtes pour admirer de superbes vues sur l'océan… Une base nautique accueille également les bateaux de plaisance, offrant aussi un point de départ pour les sorties vers le récif ou les îlots. Récif inscrit depuis 2008 sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO au sein de la "Zone côtière Nord et Est".
 
  • Poindimié (la commune la plus peuplée de la Province)
Poindimié, considérée comme le chef-lieu de la côte Est s’est beaucoup développée ces dernières années. C’est vrai que l’on y trouve aujourd’hui tout ce qu’un visiteur peut chercher.
Les vallées de Napoémien – avec ses cascades –, d’Ina, d’Amoa, de Névaho ou de la Tchamba sont incontournables, tout comme les chutes de Pombeï sur la Tiwaka.
 
La végétation luxuriante donne une dimension féerique au paysage, on y côtoie des centaines d'espèces végétales comme ces magnifiques fougères arborescentes. Un régal pour faire de belles randonnées pédestres ou équestres.
Coté mer, Poindimié fait partie la "Zone côtière Nord et Est", inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. La grande plage de Tiéti offre ses rouleaux aux enfants du coin pendant que les mamans ramassent des opercules (petits coquillages) dans le sable pour décorer des objets.
 
Poindimié est aussi un aussi un hot spot de plongée sous-marine, réputé pour ses sites ainsi que pour la faune et la flore colorées que l’on y rencontre. Mais sachez que vous pouvez aussi embarquer pour pêcher ou aller passer une belle journée de farniente sur le superbe îlot de Tibarama. Sans oublier de visiter l’église de Tyé, la chapelle Saint-Pierre d’Ometteux et l’église Saint-Paul, si vous êtes fan de monuments liturgiques…

Dans cette région, la rencontre, le partage et le contact humain sont très faciles, et les gens extrêmement souriants et disponibles. Tout au long de la route, des petits comptoirs de fortune abritent des fruits et légumes et des produits artisanaux que vous pouvez acheter. S’il n’y a personne, laissez la somme demandée sur place et repartez avec votre achat… C’est une affaire de confiance ! 
 
  • Ponérihouen 
Ponérihouen ou l’"embouchure du fleuve"… Un nom qui va si bien à cette commune investissant les terres avant de déboucher sur les eaux du fleuve. Et qui fut l’origine du peuplement de la Grande Terre par les clans Dui vers le Nord, et Bayes vers le Sud. Un paysage chargé d’histoire qui se découvre depuis le pont métallique (surnommé Eiffel !) qui l'enjambe. Et dont l’image est devenue emblématique de cette commune. Ici, la principale richesse est le bois et une scierie travaille toute la matière première de la côte Est.
 
Mais la spécialité de la commune reste le café, planté depuis toujours. Plusieurs centaines de producteurs se sont d’ailleurs regroupés pour professionnaliser la production. Une station de recherche a été installée pour développer les variétés, principalement des robustas de qualité. On y élève plusieurs espèces, au soleil ou sous ombrage, et le café de Ponérihouen est torréfié à Poindimié, dans l'usine du Groupement agricole des producteurs de la Côte Est. Autant dire que la qualité prévaut davantage que la quantité, l’objectif premier étant que le café calédonien retrouve sa place d'antan parmi les meilleurs cafés du monde (on servait du Leroy calédonien à l’Elysée, sous la présidence de Jacques Chirac !). La commune organise désormais une fête du café, de l'igname et du bois en août, on peut y déguster la dernière mouture et admirer les produits du bois, y compris en observant le travail des sculpteurs.

Côté balade, deux périples s'imposent dans la région. Le premier, dans la vallée de la Nimbaye, conduit sur les hauteurs de la chaîne au panorama de l'Aoupinié en prenant la direction de la mission de Téouti. L'autre promenade vous guide jusqu'à la cascade de Bâ, située entre Ponérihouen et Houaïlou. Les abords sont bien aménagés pour accueillir les visiteurs qui peuvent pique-niquer près de l'eau, ou bien se jeter dans le trou d'eau en profitant d'un plongeoir naturel. Le lieu est magnifique et très agréable. Sans oublier non plus les vallées de la Tchamba et de la Népia.
 
  • Houaïlou
Durant des années, Houaïlou a été une commune incontournable pour ceux qui rejoignaient la côte Est depuis Nouméa, en passant par Bourail et le col des Roussettes. Une route sinueuse, mais magnifique. Aujourd’hui, avec la Koné-Tiwaka, les choses ont changé et la fréquentation est nettement moins importante. Commune minière, elle abrite l'unique centre de formation aux techniques de la mine en Nouvelle-Calédonie (Poro).
 
Mais le nom de Houaïlou est aussi associé au letchi dont le village est devenu la capitale calédonienne avec des fruits d’une forme, d’une couleur et d’un goût inimitables. Chaque année, en décembre, la commune organise la fête du letchi et les producteurs mettent les bouchées doubles pour faire rayonner ce fruit grandement apprécié de tous les gens du pays. Autre sport local, la formation de rodéomen, impressionnants à observer à la monte lors des nombreuses foires et fêtes du pays…

Côté balades, Houaïlou offre de très beaux sites à découvrir dans les vallées et sur les hauteurs où il y a de nombreuses cascades. Au Nord du village, vers Ponérihouen, la cascade de Bâ promet une étape rafraîchissante et dynamisante. 
 
  • Kouaoua
Petit village minier dépendant il y a encore peu de Canala, Kouaoua est devenue la plus jeune commune de Nouvelle-Calédonie en acquérant son autonomie dans les années 1990. On y arrive par la route du col d’Amieu et ses 500 virages !
 
Ici encore, c’est la mine qui tient le haut du pavé avec son impressionnant tapis roulant acheminant le minerai jusqu'au quai de chargement. À Kouaoua, vous découvrirez l'histoire du patrimoine minier et ses particularités locales.
Ainsi, le convoyeur de minerai s’avère unique au monde, avec ses 12 km de long et son tapis qui prend des virages, ce qui ne se fait nulle part ailleurs.
Et vous verrez encore des hommes au travail, de l'extraction du minerai jusqu'à l'expédition depuis le quai de chargement, bien abrité au fond de la baie. Ensuite, il sera traité dans les unités métallurgiques de l'usine de la SLN à Doniambo.
 
Dans un tout autre genre, pensez à parcourir le sentier botanique qui vous mènera à la cascade de Koh.
 
  • Canala
Blottie au fond d'une baie, Canala, baptisée Napoléonville à la grande époque , a failli devenir la capitale de la Nouvelle-Calédonie, car l’amiral Tardy de Montravel tomba littéralement sous le charme de ce site au potentiel de développement qu’il estimait important.
Un siècle plus tard, pendant les années 1980, Canala s'est rendue autrement célèbre pendant les "Événements", la commune étant alors un redoutable fief indépendantiste. Une tendance qui n’a pas changé, mais qui s’affirme plus paisiblement.

Aujourd'hui, Canala est, elle aussi, une commune étroitement liée à l'activité du nickel.

Mais elle a autrefois connu son heure de gloire avec les sources thermales de La Crouen, dont les vertus étaient connues pour lutter contre l'hypertension, l'asthme, les rhumatismes et les troubles respiratoires. Beaucoup d’habitants aimeraient d’ailleurs réhabiliter ce site d’exception, afin de créer un attrait touristique supplémentaire à leur village.
 
À voir aussi, la cascade de Ciu, les vallées de Dothio et de la Pehanno ainsi que le Pic des Morts qui offre un point de vue magnifique. Sachez qu’il existe deux moyens de se rendre à Canala : soit par Thio, soit par La Foa.
Si l'on vient de Thio, il faut emprunter la route à horaires (que l’on ne vous recommandera pas…), sinueuse et escarpée, par le col de Petchécara. Préférez donc la seconde option, franchement moins risquée.
 
1 à la pointe nord de la Grande Terre, la seule à avoir accès aux deux côtes de l'île :
 
  • Poum
L’extrémité Nord de la Grande Terre, le bout du monde !
 
Un endroit hors du temps, idéal pour décompresser loin de la civilisation, dans un cadre magnifique où tout est fait pour accueillir les visiteurs dans les meilleures conditions.
En partant de Koumac, la route qui mène à Poum puis à Poingam et enfin à Boat-Pass (le point le plus septentrional du pays) est tout simplement subjuguante.
La couleur de la terre oscille entre une infinité de variantes comprises entre le blanc et l’orangé. Et le contraste avec le bleu du ciel et le vert de la végétation aboutit à un mélange de tons aussi surprenants qu’enthousiasmants. Sans oublier les chevaux sauvages qui courent dans les brousses, à quelques mètres de vous… Un rêve éveillé !

Par ailleurs, avec des structures d'accueil variées et de qualité, mais aussi des gîtes vraiment authentiques et accueillants, Poum a fait de vrais efforts pour le tourisme en mettant ses atouts naturels en valeur. C'est le cas sur terre, avec des possibilités de balades notamment dans la forêt d’Ougne, au village d’Arama ou à la mine Pilou. Mais également dans le lagon avec des sorties sur les îlots, des pêches au fishbone sur les hauts fonds ou des plongées sous-marines mémorables.

Dans le cadre de l’inscription du lagon calédonien sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, la "Zone côtière Nord et Est" s’étend en partie sur la commune qui abrite aussi une partie des zones tampons terrestres et marines de cette zone reconnue mondialement pour son exceptionnelle beauté et sa biodiversité marine et terrestre.

Chaque année, au mois de mai, Poum organise d’ailleurs sa fête de la mer. De Boat-Pass, vous apercevez des îles et îlots habités, comme Baaba ou Yandé, mais sur le chemin, vous n'aurez pas manqué de faire une pause sur la magnifique plage de Nennon. Un coin de paradis caché par la verdure où vous ne serez pas dérangé car les visiteurs sont rares et discrets. En poursuivant votre chemin, vous pouvez également vous arrêter à la tribu de Tiabet.

 

1 commune insulaire :
 
Les îles Belep : (la moins peuplée mais aussi la plus petite de la Province, elle en est donc la plus dense).
 
À quelques encablures de Poum, Bélep compte trois îles principales et quelques îlots, en plein milieu de la "Zone du Grand Lagon Nord", une partie du lagon calédonien inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Mais seules les îles Art et Pott sont habitées. Éloignée de tout, cette petite commune vit en quasi autarcie. Ce qui lui a permis de rester authentique et de toujours défendre une certaine idée de l'indépendance. Aujourd'hui, elle cherche pourtant à s'ouvrir davantage sur le monde et à casser cette image qui lui colle à la peau.

Sachez qu'il n’y a ni structure d'accueil hôtelière, ni gîte, ni restaurant à Bélep.
Par le passé, une mission, puis une léproserie y ont été installées à la fin du XIXe siècle. Et la tribu s'exila alors à Balade jusqu'à sa fermeture, près de 50 ans plus tard.
Les visiteurs y sont rares, alors que Bélep est encore une commune unique en Nouvelle-Calédonie, car elle vit dans une sorte de double insularité qui lui donne son identité propre, tout en se tournant résolument vers l'avenir.
 
Si vous vous y rendez, prévoyez une petite coutume pour le chef de tribu, car les traditions sont encore plus fortes ici qu’ailleurs… 
 
  • Poya
À un peu plus de deux heures de route de Nouméa, Poya est un village d’exception. En effet, c’est le seul du pays à être partagé administrativement entre les provinces Sud et Nord.

Cette commune vit du nickel et de l'agriculture, notamment de l'élevage de cerfs, de cultures diverses et de fermes aquacoles. Elle représente l’image typique de la brousse rurale et authentique.

Ici, les amoureux de la chasse trouveront leur bonheur en allant traquer le trophée en pleine nature pour ramener du gadin (cerf en langue locale !) ou du cochon sauvage. Et ceux qui préfèrent la mer traverseront le pont en fer enjambant la Moindah (datant de la présence américaine de 1942 à 1945), pour continuer sur la route de Beaupré, jalonnée de zones d’élevages et d’aquaculture, qui conduit le promeneur en bord de mer. L’îlot Contrariété, situé à un quart d’heure du quai du village, mérite aussi le détour.
À découvrir également, l’église catholique Sainte Jeanne-d’Arc (dans le village) et son chemin de croix de 14 stations (peintures liturgiques), ainsi qu'un immense tableau du Christ, le tout réalisé par une artiste de l'École des Beaux Arts de Paris.

Cette grande commune est composée de diverses ethnies et les lieux d’habitations y sont très éparpillés. Ainsi, ses six tribus : Gohapin, Montfaoué, Nékliai, Netéa, Ouendji et Népou, sont assez éloignées du centre.

Pensez à vous arrêter à la table de Reine Pourudeu, à côté de la tribu de Nétéa, où cette dernière a transformé un bivouac de chasseur en un agréable site d’accueil et de partage.

En quittant le village vers le Nord, sur le chemin somptueux de Gohapin bordé de grandes roches noires, une route part sur la droite vers les grottes d'Adio dont l’accès se raréfie pour raison de sécurité. À la tribu de Gohapin, des randonnées sont possibles avec des guides formés. La région est superbe et recèle des pétroglyphes dont la signification et l'origine restent mystérieuses, notamment vers Montfaoué.

En reprenant la route vers le Nord, les cols se succèdent jusqu'à l'embranchement de la route de Népoui, qui dépend aussi de Poya. Et depuis le col de Nékoro, on peut apercevoir le château Escande de Muéo, qui dépend d’une propriété privée.

Et enfin, le village de Népoui qui doit son existence à la proximité de la mine SLN de Népoui-Kopéto qui culmine à plus de 1 000 m d'altitude (la plus haute mine en exploitation du pays). Depuis la route, on aperçoit le massif au fond à droite, et une route en terre rouge relie le site minier au bord de mer.

 

Les Iles Loyautés

Heureuse nature

La Province des îles Loyauté correspond à l'archipel du même nom, composé de trois îles principales, Maré, Lifou et Ouvéa, et une de taille plus réduite, Tiga. Elles sont situées entre 100 et 150 km (entre 54 et 80 milles marins) de la côte est de la Grande Terre, et à 272 km (environ 170 milles marins) à l'ouest-sud-ouest de l'île d'Anatom, au Vanuatu.
 
Exposées aux vents dominants (est-sud-est), les îles Loyauté possèdent une pluviométrie importante, avec une moyenne de 1 600 mm par an[3]. Ceci donne naissance à une végétation dense de type tropical.
 
Avec 1 980, 9 km², elle est la moins étendue des trois provinces. La plus grande des quatre îles, Lifou, avec 1 196, 1 km² environ, est plus vaste que la Martinique ou que Tahiti. Vient ensuite Maré (641,7 km²), Ouvéa (132,1 km²) et enfin Tiga (11 km² )
 
Elle ne comprend que trois communes, à savoir, du sud au nord :
  • Maré,
  • Lifou (le chef-lieu, la plus grande et la plus peuplée des communes, elle comprend, outre l'île éponyme, Tiga),
  • Ouvéa (la moins peuplée, mais néanmoins la plus dense, étant la 4e commune la plus dense du territoire, après Nouméa, Dumbéa et le Mont-Dore, avec 26 hab./km2).
À l’heure où se développe le tourisme durable, les îles Loyauté proposent au visiteur une occasion unique de partager le quotidien des Kanaks et de se glisser dans leurs pas le temps d’une balade ou d’une partie de pêche en mer. Chaque île a ses admirateurs : Ouvéa p our sa beauté et ses plages, Lifou pour ses baies immenses soulignées de pins colonnaires, Maré pour la synthèse qu’elle offre de la splendeur des îles.

Laissez-vous guider, le temps d’un voyage, dans le lagon azur d’une pureté incroyable, dans les jardins aux mille senteurs, sur les sentiers et dans les grottes millénaires. Laissez-vous entraîner par ces îles où souffle l’esprit du Pacifique.   Les îles Loyauté proposent différents types d’hébergements, adaptés à tous les goûts et à tous les budgets
  • Dans les trois îles, vous trouverez des hôtels tout confort de niveau international (équipement de loisirs et animations). Le Paradis d’Ouvéa, situé sur l’île du même nom, est un établissement classé quatre étoiles, jouissant  d’une situation exceptionnelle et de prestations de qualité supérieure.
 
  • Vous pourrez également séjourner dans des bungalows, appelés ici motels, entièrement équipés (sanitaires, kitchenette), parfaitement adaptés pour les séjours en groupe ou en famille.
 
  • Les gîtes tribaux, situés au cœur des tribus, offrent un accueil et un service soignés.
 
  • Les îles Loyauté offrent la particularité de permettre aux visiteurs de dormir en tribu, dans des cases traditionnelles. Dans ces habitations simples, au confort rudimentaire mais suffisant pour passer un séjour agréable, vous irez à la rencontre des familles mélanésiennes et découvrirez, l’espace de quelques jours, leur quotidien. Vous dormirez dans des cases pouvant accueillir de deux à dix personnes, que vous partagerez éventuellement avec d’autres touristes. Avec vos hôtes, vous pourrez engager de passionnants échanges sur les particularités de leur mode de vie. Dépaysement et authenticité garantis !
  •  
Aux îles Loyauté, vous ne serez jamais considéré comme un banal touriste, mais plutôt comme un hôte privilégié, comme un invité de marque.
Pour profiter pleinement de cet accueil exceptionnel, il est vivement conseillé de respecter ce qu’en terre mélanésienne, on appelle la coutume. Il s’agit en fait de règles de vie simples et évolutives, édictées au fil des générations (voir chapitre précédent).
 
Pour les touristes, le respect de la coutume se manifeste par l’interdiction de pénétrer dans certains lieux tabous (comme les enceintes des chefferies, certaines plages, forêts ou lieux particuliers qui ne sont pas nécessairement signalés) sans l’autorisation préalable des chefs de clan ou de tribu. Avant de visiter ces endroits, ou pour les photographier, renseignez-vous sur les démarches à entreprendre.
 
Ce peut-être une simple requête verbale ou, dans des circonstances particulières, un geste rituel effectué lors d’une cérémonie coutumière au cours de laquelle des paroles de bienvenue seront prononcées après un échange de cadeaux.
 
N’hésitez pas à demander des indications à vos hôtes ou aux Kanak que vous rencontrerez en chemin. Ils vous expliqueront le sens de ces gestes symboliques et vous indiqueront la procédure à suivre.
 
Reportez-vous également à la Charte éthique du voyageur, édité par Destination îles Loyauté, pour un tourisme éthique respectueux des cultures, des hommes et de leur environnement.

Maré

L'île qui parle à votre coeur

Nengone en langue locale est la plus australe et la plus élevée des îles Loyauté, et deux fois plus petite que Lifou avec une superficie de 650 km2.
Ses cinq étages de coraux superposés culminent à près de 130 mètres sur la côte Sud.
Elle est dotée d'une beauté sauvage, faite de falaises profondément découpées, de roches basaltiques, de forêts sombres, mais également de merveilleuses petites criques de sable fin nichées entre les promontoires rocheux ainsi que de longues plages inviolées bordées de cocotiers.
La plaine centrale, constituée par l’ancien lagon, est percée de nombreuses grottes, et des piscines naturelles d’eau douce ou d’eau de mer abritent poissons et tortues dans un camaïeu de bleus et de verts que l’on ne trouve nulle part ailleurs aux Loyauté.
 
Maré est divisée en 8 districts qui regroupent 29 tribus : Guahma, Tadine, Wabao, Eni, Médu, La Roche, Tawaïnedr et Pénélo. L'activité principale des 6 900 Maréens est l'agriculture maraîchère qui alimente toute la Nouvelle-Calédonie de fruits aux couleurs et aux saveurs uniques. Les avocats de Maré ont acquis une telle réputation qu’ils s’arrachent à Nouméa, et qu’une grande fête leur est consacrée tous les ans sur l’île.
 
Baptisée d’abord Britannia, du nom du voilier du capitaine Raven venu explorer la région en 1803, Maré a longtemps subi l’influence des navigateurs, négociants et missionnaires britanniques. On retrouve encore aujourd’hui cette influence dans la langue nengone, fortement teintée de mots et de prononciations anglais.
 
Le premier Européen à toucher l’île fut le capitaine Butler du navire Walpole, en 1800. C’est en réalité quatre décennies plus tard que les premiers contacts avec les Blancs s’établissent vraiment. A partir de 1841, le révérend Murray diffuse les valeurs du protestantisme. Son « homologue » catholique, le révérend Beaulieu, poursuit les mêmes buts : des troubles se produisent jusqu’en 1883.
 
Depuis toujours, les Maréens ont intégré les nouveaux venus installés sur l’île, ce qui explique leur métissage très marqué et leur caractère à la fois ouvert et bien trempé.

 

Lifou

L'île aux multiples visages
 
Drehu en langue locale, est l'île la plus étendue de l'archipel des îles Loyauté. Sa superficie de 1150 km2 est équivalente à celle de la Martinique. Plus encore que dans les autres îles, la variété des sites naturels incite le visiteur à la découverte.
La côte, entaillée de baies longues et profondes, allie avec grâce les longues plages de sable blanc, les falaises tranchées dans l'ancien récif et les fond coralliens aux couleurs magiques.
L'intérieur de l'île, vaste plaine édifiée sur l'ancien lagon, est recouvert de denses forêts tropicales propices à la randonnée.
 
10 000 habitants peuplent cette île divisée en 3 districts coutumiers : Wetr, Lösi et Gaïca.
La vivacité des traditions et de la coutume est tangible, aussi bien lors des grandes fêtes coutumières que dans tous les actes de la vie quotidienne tels que l'agriculture ou la construction des cases. Wé, chef lieu des îles Loyauté, en est l'agglomération la plus importante. Joliment située au bord de la baie de Chateaubriand, elle abrite les principales infrastructures administratives et commerciales de l'île.

Officiellement découverte et cartographiée par le Français Dumont d'Urville en 1827, Lifou a été rapidement investie par des dizaines de missionnaires catholiques et protestants. Ils profitèrent de l'occasion pour faire de l'île un huis clos de leur lutte d'influence sur les âmes locales, et de celle plus prosaïque de la compétition entre l’empire britannique et la France pour le contrôle de cette partie du Pacifique sud.

Aujourd'hui, la vie quotidienne, l'organisation sociale et l’environnement portent encore les empreintes de cette période historiquement troublée, ainsi que du passage des marins du 19ème siècle, santaliers, baleiniers et « blackbirders ».
Ce n’est qu’en 1864 que les îles Loyauté sont annexées par la France. Cependant, inaptes à une colonisation intensive, elles seront constituées en réserve autochtone, statut qui forgera définitivement l’histoire de l’archipel et le caractère particulier des Loyaltiens.

Ouvéa

L'Île la plus proche du Paradis

Ouvéa
, Iaai en langue régionale, est une île de l'océan Pacifique, la plus septentrionale de l'archipel des îles Loyauté, au nord-est de la Grande-Terre de la Nouvelle-Calédonie.

Ouvéa est bordée à l'ouest par un large lagon et une plage de 25 km de long. Un groupe d'îlots, les Pléïades, prolongent les terres au nord et au sud. L'atoll est constitué de deux parties, une au sud et l'autre au nord, jointes par un isthme étroit. Les deux parties sont aujourd'hui reliées par le pont de Mouli. L'île est souvent présenté comme l'un des plus beaux atolls du Pacifique, mais ce n'est pas à proprement parler un atoll en raison de son relief,

Ouvéa est également une commune dont le centre administratif et démographique est Fayahoué au centre de l'île. Le district de la partie nord est Saint-Joseph. L'île est composée de 5 districts: Fayaoué, Mouli, Imone, Saint-Joseph et Takedji.

Deux langues sont parlées à Ouvéa, le Iaai et l'ouvéa occidental (ou Faga-uvea). Cette dernière est une langue polynésienne, nettement distincte des autres langues de Nouvelle-Calédonie. Elle est en effet proche des langues parlées à Wallis-et-Futuna.

Les paysages d'Ouvéa sont resplendissants et ses plages sont considérées comme les plus belles de Nouvelle-Calédonie. Les gîtes situés en tribu ou les hôtels posés sur les plages de sable blanc, sont là pour vous accueillir et vous offrir le meilleur d'Ouvéa afin que que vous puissiez découvrir sa beauté originelle .... qui fait d'elle "l'île la plus proche du Paradis".